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Pope and Co, Escalade dans les Météores - Sept 2020

Retrouvez les photos et les voies parcourues durant ce roc trip  en cliquant ici

Si celles du curé de Camaret pendouillent un poil, celles des popes du coin  sont bien accrochées,  et je parle de leur soutanes bien entendu. Il faut dire qu'il ne fait pas bon s'emmêler la spartiate dans l'ourlet à l'heure d'aller sonner les vêpres, sous peine de finir plat comme une peau d'ours au pied d'une tour.
Bluffant, ahurissant, surprenant, envoutant...
Construire de tels monastères au sommet d' improbables bitards de poudingue inspire un sentiment encore plus fort que le respect, quelques chose de mystique. La foi soulève des montagnes paraît-il, et il en faut un paquet pour qu'un maître d'oeuvre ait envie de jouer de la truelle par là haut. "Bon les gars, on va faire deux trois murs,  un petit complexe patio-spa-église-dance floor,  un truc sympa et discret. On pourra mettre le volume à bloc sans que personne vienne nous titiller le chapelet. J'le sent bien !".  "T'es sur Dimitrios, parce que là j'me dis que bon, si la vue est sympa, ça manque un peu de place pour se garer, et ça va être coton pour se brancher sur le secteur, non ? et puis t'a pas peur que y en ai un qui cubèle par dessus la balustrade les jours de beuveries ?".
Le moine Grec construit aérien, si , on ne peut pas lui enlever ça. Et puis attention, c'est droit et il n'y a rien qui dépasse, du beau boulot.  Autant il est sappé comme un plouc, autant il est de bon goût côté enduit.
Rêver sur les clichés trouvés sur net donne envie d'aller te faire tester à laéroport. Et vivre ça en live à chaque relais te fait vite oublier la fouille nasale.

Grimper dans les Météores est dans la "to do list" de la plupart des grimpeurs, du moins de ceux qui passent plus de temps à user leur peau dans de mauvais dièdres que sur du plastiques sous néon . Et il est important d'avoir  passé du temps à écumer des voies faciles et engagées avant de vouloir trainer sur les patates du bled, sinon c'est un coup à rejoindre le pope au pied de la tour.  Quand tu cherches le premier point à la jumelle, tu ne grimpe pas serein mais au moins tu grimpes léger. 3 à 5 points par longueurs de 40 m n'encombrent pas le baudrier. Et côté tirage t'es peinard. 

Certes ça engage, mais c'est plutôt malin. Après quelques longueurs tu te surprends même à ne pas mousquetonner le spit tout neuf ajouté il y a peu, on se dit même que s'est dommage de trouver ça là. 
Les voies ont du caractère, celui d'une époque où planter une protection se faisait à la barre à mine en équilibre sur deux galets. Dans ces moment là, tu deviens économe, forcément. Et puis il faut dire que dès que ça se redresse, l'espacement entre les points diminue et les friends trouvent leur place au fond des dièdres. Une ambiance terrain d'aventure, un petit avant goût de la Jordanie, entre les dômes, l'odeur de la mélisse que l'on écrase au détour d'une marche bédouine, à l'interieur d'un des innombrables corridor qui se faufilent au pied des tours. On est au porte du moyen Orient, on flirte avec le changement de civilisation, et ça se ressent.

Après 3 jours de grimpe bon teint, mes deux larons sont guronzés pour visiter l'incroyable pilier de Traumpfeiler, 9 longueurs qui se découpent dans le ciel, une rampe de lancement pour une vue et une escalade incroyable. Le lieu a été immortalisé par Bérault et Cordier, évoluant dans la charpente d'une prison construite par les moines à 50 m du sol, au beau milieu de grottes surpombantes, dans un film des années 80, esthétisant "à muerté". Un endroit irréel, une construction ahurissante, inquiétante, et deux grimpeurs entre la danse et l'escalade, bien plus à l'aise sur leurs appuis que devant la caméra.

Mes deux Patoches font bonne figures devant l'objectif et dansent eux aussi sur les galets qui se redressent, voir qui poussent un petit peu dans le dos. Bon, quand je dis qu'ils dansent, on n'est pas non plus à l'opéra de Paris, on se rapproche plus du bal des pompiers, mais l'idée est là, et on se régale dans cette ligne de patates mémorable.

Tout les jours, l'arrivée au sommet nous régale. On ne se lasse pas de découvrir un nouveau point de vue sur ces forteresses suspendues, et on bade sur les dômes, jamais bien pressé de partir, jusqu'à ce que l'image d'une bonne grosse glace 3 boules se dessine sur nos rétines et nous pousse vers la civilisation.

J'ai adoré les descentes ! Entre mini voie bedouine, rappel plein gaz dans des lignes que tu veux immédiatement remonter, parcours en baskets au milieu des figuiers et des mûres, troglodytes encombrées de figurines pieuses et de coulures de bougies dévotes. C'est magnifique et à chaque fois un voyage différent.

On se finit sur Egg Dance. Un pas gonflé entre deux tours vraiment trop écartées l'une de l'autre, une autre longueur en mode solo parce que je ne sais pas lire mon topo, et nous voilà pile poil à l'heure où le décors se fond dans le rouge. Génial ! Les frontales vissées sur les casques, on attend que le soleil se casse et on glisse le long de deux magnifiques rappels plein gaz , qui nous déposent au sol aussi doucement que la lumière s'en est allée.
Fin de mission.

J'aime la Grèce, vraiment. Facile, paisible et envoutante, le régal du grimpeur voyageur. Pas envie de partir, et j'ai déjà les plans pour l'année prochaine.

Merci à Patrick et Patricia, toujours là dans les bons plans, toujours content de trainer dans une fissure, ou de m'attendre pendant que je cherche une hypothétique descente ! Merci pour ces moments où la vie a une tout autre saveur.

Et si l'envie vous dit de trainer sur les galets des Météores, contactez moi !



À tout bientôt sur la corde !

 

Un chouette coup de main d'ALGORIGIN

- 4° ce matin. Ça pique un petit peu pour une mi Octobre dans cette partie des Alpes. Je veux dire celle où il fait beau et sec, pas celle où le lichen pousse sous tes aisselles.
Un petit feu, un bon café, et un tour à la boite aux lettres pour y trouver le petit cadeau de la journée, celui qui va m'accompagner pendant quelques semaines.

Je passe sur le billard dans quelques jours. Rien de bien méchant, un bout de ménisque récalcitrant, du cartilage qui accuse le coup après ces dizaines de milliers de mètres de dénivelés, la vieillerie quoi. Bon, tant qu'à y être, je me fait aussi retendre les fesses et botoxer les pecs, mais chut !

Comme je ne suis plus tout jeune, même si ce physique impeccable tend à faire croire le contraire, je ne suis pas contre un bon coup de main pour récupérer et  être sur les skis le plus rapidement possible. Algorigin me propose une cure d'Afa Klamath et d'Elixire de Spiruline. Les hauts Savoyards me conseilleront certainement de balancer ça au compost et de faire une cure de fondue, voir des emplâtres au rebloch', mais c'est parce qu'ils se sont habitués au pied bot. Je vais quand même suivre les conseils de
Renaud LANGEL et de l'équipe d'ALGORIGIN.

L’AFA KLAMATH est une algue  particulièrement dense en nutriments, vitamines et minéraux. Elle permet d’augmenter la capacité de réparation de l’organisme et à un effet bénéfique sur l’humeur, et là c'est ma femme qui se réjouit. Elle contribue à la réparation cellulaire et à la libération de neurotransmetteurs. Et surtout elle favorise la production de cellules souches pour une cicatrisation rapide et efficace.

L'ELIXIR DE SPIRULINE Extrait concentré de phycocyanine, le pigment bleu de la spiruline. Une excellente boisson de récupération.
Il aide au fonctionnement normal du système immunitaire
( modulation en cas de virus ou d’allergies )
Et aide à la préparation et à la récupération du sportif ( pour en savoir plus, voir le Programme Sport ci dessous ).

Pour toutes les infos sur les algues et leur bienfaits, faites un tour sur le site d'ALGORIGIN

ALAGORIGIN EST AUSSI PARTENAIRE DE MELTINGSPOT,
et propose des tarifs préférentiels aux adhérents !

À tout bientôt sur les lattes !